Q: Quel est la mission de l'ARC Association?

R: L'objectif d'ARC association est de fournir à la population masculine une compagne de sensibilisation sur la maladie et de favoriser sa détection et son dépistage et de sa nécessité dans les premiers stades, et de parler de son prix raisonnable vue le coût élevé des soins au Maroc. 

Plus la maladie est diagnostiquée tôt et traitée correctement à un stade précoce, plus les soins coûtent moins cher accompagnés d'un être cher présent à vos côtés, et plus vous attendez, plus c'est cher et surtout que la famille est obligée de payer sans résultats au bout.

Le message est donc simple: se faire dépister dès l'age de 45 ans pour éviter une souffrance presque gratuite et pour pouvoir profiter de vos plus longtemps que prévu.

 


 

Q: Qu'est ce qui vous a attirer vers le Marathon des Sables? 

R: J'ai été attiré par le Marathon des Sables complètement par hasard, comme toute mon histoire avec la course était un accident.

Ma vraie motivation est la lutte contre le cancer de la prostate. J'ai perdu mon père en Janvier 2012 à la maladie, j'ai donc choisi cette course afin de lever le voile sur cette maladie qui est encore tabou et une maladie assez mystérieuse et fantôme au Maroc. Alors j'ai choisi cette course pour essayer de démystifier tout cela, pour les gens autour de moi, pour mon pays natal et surtout pour les hommes, car c'est la maladie des hommes, et j'en ai fais une passion qui me tient à coeur. 

Q: Que représente pour vous cette participation au MDS?

 

R: est particulièrement important pour moi du MDS, c'est qu'il se déroule dans la région où je suis né, dans le sud du Maroc, une région que je connais très bien, elle est aussi l'une des courses les plus difficiles au monde, qui demande à se lutter comme mon père l'a fait avant son départ...

De plus cette course est très célèbre dans le monde et reçoit une large couverture médiatique, elle est  organisée par des équipe compétentes et cela fera 29 ans l'année prochaine.

C'est un défi qui me tient à coeur, le désert, la chaleur, le sable... Je voulais trouver un challenge sportif, je pensais à la Montagne ce n'ai pas moi, je suis plus à l'aise à la mer et dans le désert. J'espère que ce sera le début d'un long chemin, une longue aventure - pour nous tous - qui va m'aider à porter le flambeau de la lutte contre le cancer de la prostate le plus loin possible, et pour la mémoire de mon père, je suis prêt à aller très loin!

Mon père était très athlétique , toujours actif physiquement, faisant son jogging tous les matins, et il s'est battu jusqu'au bout, jusqu'à son dernier souffle, en pensant à cela je me suis dit que je le ferai en sa mémoire, et grâce à ma femme, ma famille et le cercle d'amis que je le ferai ! Je tiens également à saluer ma mère, parce qu'elle s'est battu à ces côtés et on a tendance à oublier cela et c'est loin d’être évident pour elle aussi, c'est aussi un défi pour eux d'accompagner quelqu'un qu'ils aiment jusqu'au bout, et grâce à tout cela que j'y arriverai à la ligne d'arrivée , pour ne pas décevoir. 

 

Q: Avez-vous passé beaucoup de temps dans le désert? Dites-nous ce que vous y aimez et n'y aimez pas.

R: Malgré que j'ai grandi dans le sud du Maroc, et même si Ouarzazate est appelée la porte du désert, je ne peux pas dire que j'ai passé beaucoup de temps dans le désert. Je connais la région et ses dunes, mais plutôt dans un cadre touristique, mais je n'ai jamais couru dans le désert.

Je suis quelqu'un qui aime la nature, et le désert est quelque chose de mystérieux, quelque chose de silencieux, je le compare à l'océan on y  retrouve aucune trace, il est vraiment immense, et quand vous le traversez c'est sans laisser de traces derrière vous, mais ça vous marque au plus profond de vous et je pense que c'est grandiose!

Quant à ce que je n'aime pas au désert, je suppose que c'est ce que je vais y trouver durant la course avec les autres concurrents, je vais certainement découvrir quelques aspects négatifs, mais pour le moment je vois que du positif, et je préfère admirer ce merveilleux paysage.

 

Q:  Quelles sont vos attentes du MDS?

R: Courir 250 km pendant 6 jours dans le désert sous environs 50° degrés, et  dormir sous 5° degrés en autosuffisance avec votre nourriture sur le dos - il y que l'eau qui est fournie en petite quantité - que peut-on dire ! Oui elle est effectivement l'une des courses à pied les plus difficiles au monde, mais comme je l'avait dit, je le fais pour la bonne cause, la lutte contre le cancer de la prostate.

Quand je voyais mon père combattre contre cette maladie, et quand je vois tous les patients atteints de cancers dans le monde aujourd'hui, ce défi sera pour eux, pour les aider à surmonter tout cela et leur donner une lieur d'espoir dans leur malheur puis récolter des fonds pour éviter à d'autres d'en souffrir.

Du coup je me dis que 7 ou 6 jours de ce défi difficile, seront seulement une goûte d'eau par rapport à la douleur ressenti des malades tout les jours, je partirai qu'avec des pensées positives jusqu'à la ligne d'arrivée.  

Q: Vous avez rencontré un concurrent renommé des MDS. Parlez-nous de votre rencontre et des conseilles qu'il a pu vous vous donner.

R: En effet , j'ai rencontré un célèbre concurrent du Marathon des Sables, il a environ 15 participation à son palmarès, et l'an prochain il prendra le départ du la 29e édition.

Nous nous sommes rencontrés par un pur hasard, et nous avons échangés autours d'un verre pendant quelques heures, c'est un marocain, il vit au Maroc, il se nome Ait Amar Moustapha, c'était super de voir cette course depuis les coulisses, et surtout de son point de vue à lui l’athlète marocain.

Je lui parlé de mon objectif d'aller à ligne d'arrivée, et les causes de ma participation, pour lui, c'est une passion, et il s'entraîne tous les jours, des sorties de trois ou quatre heures, à la recherche de la perfection plutôt qu'une simple participation ( arrivée 3é au classement général en 2007).

C'était amusant de voir que nous nous entraînons amateurs que nous sommes après une journée travaillée et que nous utilisons des produits préfabriquées telles que les gels les barres et les boissons énergétiques et sommes prudents sur tous ce que nous mangeons. Lui Il me parlait plus au sujet des produits naturels tels que le riz, les dates les figues ce qui montre que les produits naturels et biologiques restent la meilleure option.  Nous avons aussi parlé de matériels indispensable pour cette course tel que les guêtres par exemple  c'est vrai quand on consulte le site officiel du MDS et aussi d'autres sites sportifs, ils proposent une large sélection de guêtres de haute technologie, comparé à lui qui utilise un morceau de tissu maintenu en place par une chaîne enroulée fabriqué chez le cordonnier du coin, ce qui prouve que nous sommes plus tournés vers des gadgets avant l'effort physique.

Il était donc très intéressant d'avoir l'occasion de discuter avec lui. et de faire sa connaissance.